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Une Histoire du Rabbi: Pourquoi le Rabbi refusa de faire un Farbrenguen ?

Mis à jour : 1 déc. 2019

C'était à la fin du mois de Novembre 1974, au 770, les H'assidim se préssaient dans la Shoul, animés d'une meme question après Cha'harit de Chabbat. Le résponsable de la synagogue s'est levé pour faire les annonces habituelles. Tout le 770 attendait impatiaement , se demandant si oui ou non le Rabbi allait faire Farbrenguen ce Chabbat.

Selon la coutume, le préposé consulterait le Rabbi de Loubavitch lors de l'annonce. Si le Rabbi se retirait avant l'heure de min'ha était annoncée, il était entendu qu'un farbrengen aurait lieu, suivi ensuite du min'ha. Si le Rabbi restait à sa place, il n'y aurait pas de farbrenguen cet après-midi et l'heure habituelle pour min'ha serait annoncée.

Cette année-là, 5735, le Rabbi avait mené des farbrenguen plus souvent que d’habitude, c’est pourquoi les 'hasidim présumait qu'il y en aurait un ce Chabbat. Le lendemain, dimanche 10 Kislev, marquerait la commémoration de la libération de prison du Admour Haemtsayi Le préposé, aussi, en était certain. Il commença à faire ses annonces habituelles - des Tank de mitzvot qui se rendraient dimanche à Manhattan - dans l’espoir que le Rabbi s’éloigne de sa place, le signal d’annoncer à 13 h 30 le farbrengen de cette journée. Mais au lieu de cela, le Rabbi resta à sa place... Le préposé, toujours certain d'un farbrenguen, a continué à faire des annonces. Il a exhorté les gens à participer à toutes les campagnes de Mitsvoth du Rabbi, mentionnant celles que le Rabbi avait initiées au fil des ans. Mais après avoir improvisé et dit tout ce qu'il pouvait dire, il vit le Rabbi toujours debout. L'indice était clair: le Rabbi n'allait pas faire Farbrenguen... Le préposé jeta un dernier regard vers le Rabbi, puis annonça: «Min'ha à quatre heures.»

Le 'hasidim pousserent un soupir de déception. Tranquillement, le Rabbi partit et monta dans son bureau, suivi de son secrétaire en chef, le rabbin 'Hodakov. Des groupes de ba'hourim se sont alors rassemblés pour tenter de trouver la raison pour laquelle ils ne méritaient pas de farbrenguen lors de ce Chabbath spécial. Peut-être que le Rabbi voulait annoncer une nouvelle mivtsa qu'il économisait pour le farbrengen qui aurait sûrement lieu le lendemain et pourrait être diffusé dans le monde entier. Au moment même où les 'hassidim partaient du 770 , l'office du matin s'est terminé dans le Franklin Shul à la limite de Crown Heights.

Alors que le Kiddouch était en cours de préparation, un jeune garçon d'apparence quelque peu différente s'est assis avec enthousiasme à la tête de la table. C'était sa bar-mitsva, le jour où il était «maintenant un homme» et serait responsable sur le plan religieux. Autour de lui, des adultes ont parlé de la farbrengen ce jour-là pour 9 Kislev. Ils ont exhorté tout le monde à terminer avant 13h00 pour pouvoir se rendre au 770. Tandis que les invités se dépêchaient près du garçon et lui souhaitaient le meilleur, le garçon acquiesça et lui rendit son sourire, tout en soupirant et se résignant à une courte cérémonie. Cet événement important dans sa vie serait terminé en moins d'une heure...

Juste à ce moment-là, un voisin qui avait prié au 770 est entré et a annoncé «Désolé, pas de farbrengen aujourd'hui.»

Les fidèles de la Shul étaient à la fois choqués et déçus. Néanmoins, maintenant libérés de toute hâte, ils levèrent leurs verres en toast au garçon et le Kiddouch devint un mini-farbrengen qui dura presque jusqu'au min'ha. Le garçon de la bar-mitsva était ravi.

Le lendemain, dimanche, 10 Kislev, le Rabbi se rendit comme d'habitude au Ohel (lieu de sépulture de son beau-père et prédécesseur) Ce matin-là les 'hasidim attendait son retour avec impatience.

D'habitude, le Rabbi se rendait à son bureau pour la prière de l'après-midi, puis parlait au rabbin 'Hodakov pour l'organisation d'un farbrengen.

À leur grand désarroi, le Rabbi est revenu en fin d’après-midi et est allé directement a Min'ha. Il a ensuite quitté son bureau sans un mot pour le Rav 'Hadakov.

C'était clair: pas de farbrengen ce jour-là non plus.

Le rabbin Na'hman Yosef Twersky, un jeune ba'hour de l'époque, savait juste qu'il devait y avoir une raison derrière tout cela. Il a réussi à contacter quelqu'un «au courant», qui lui a raconté une histoire merveilleuse.

Cela a commencé quelques mois plus tôt. La mère d'un garçon dans une école h'abad à New York a envoyé au Rabbi une lettre se plaignant de la situation de son fils qui, en raison de son apparence inhabituelle, se faisait taquiner sans pitié par ses camarades de classe.

Le Rabbi a conseillé à la femme de parler au directeur, qui interviendrait certainement. Quelques semaines plus tard, la femme a répondu. Apparemment, le principal a peu réagi a ses plaintes et les moqueries ont continué.

Le Rabbi a appelé le rav 'Hodakov. Il a demandé à sa secrétaire de contacter l’école et de demander, au nom du Rabbi, pourquoi cette situation douloureuse n’avait pas été corrigée.

"Qu'est-ce qu'ils attendent?" Demanda le Rabbi. "Que je visite moi-même l'école et gère ça?"

Le Rav 'Hodakov a alors téléphoné à l'école... Après avoir entendu les instructions du Rabbi, le directeur a immédiatement pris des mesures et l’intimidation a cessé.

Ce Chabbath, 9 Kislev, après que le Rabbi eut fini min'ha et s’est rendu dans son bureau, il a de nouveau convoqué le rabbin 'Hodakov et lui a expliqué que la bar-mitsva du garçon avait lieu ceChabbath après-midi.

"Le garçon ne doit pas se sentir lesé que son farbrengen ait pris fin plus tôt que d'habitude à cause du mien", a insisté le Rabbi. C'est pour cette raison que le Rabbi a choisi de ne pas faire farbrenguen

Le lendemain, poursuivit le Rabbi, ce serait la célébration de la bar-mitsva du garçon. Si le Rabbi avait mené son habituel farbengen, le départ précipité d’un si grand nombre d’invités gâcherait la célébration du garçon.

Donc, le 10 Kislev 5735, il n'y avait pas eu non plus de farbrengen, du fait de la sensibilité du Rabbi pour un jeune bar-mitzvah...

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